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Pour ce projet j'ai invité d'autres danseurs
à venir partager des expériences de "traques
photographiques" : provoquer pour convoquer les instincts primitifs.
Comme lors d’un acte sexuel où
la recherche du plaisir constitue un moment de liberté échappant
à tout contrôle social, éprouver par la danse,
dans le corps, l'animal, et annihiler ainsi toute peur de jugement,
toute autocensure et toute frustration, trouver un sentiment profond
d’être pleinement soi, plus libre et plus "vivant".
La première série "autoportraits
sensitifs" est le fruit, le mélange d'une introspection
physique, en studio, et d'une méditation, une projection
de mon esprit au contact de la nature.
Explorer le "continuum animal" d'un
corps qui oublie, qui se pare d'une carapace sociale et nécessairement
physique pour se protéger, légitimement.
La danse, elle, ne s’arrêtait
pas et nous ramenait peu à peu à l’origine du
monde, à la réconciliation de l’âme avec
son corps sauvage
| Henri Bauchaun in "Diotime
et les lions"
Lors d'une deuxième étape de travail,
je reconduis des expériences auprès de "non danseurs"
afin d'étudier la construction identitaire en fouillant l'image
du corps à travers sa nudité : mettre à jour
la mémoire corporelle et collective du "singe nu"
(selon l'expression de l'écrivain et spécialiste de
zoologie Desmond Morris).
J'ai débuté le projet Bestial
en juillet 2008 dans le cadre d'un "accueil studio"
au Centre Chorégraphique National de Caen / Basse Normandie.
La première étape a été exposée
et "performée" durant le mois d'octobre 2009 dans
l'espace du Centre Dramatique National et du Centre Chorégraphique
National de Caen.
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